1e témoignage
« C’est une véritable effraction dans le psychisme d’une personne et c’est ça que toutes les personnes qui ont été cambriolées nous disent, à quel point ça a été traumatisant.
Un viol c’est un cambriolage du corps et du psychisme, c’est ô combien plus traumatisant, mais c’est tellement traumatisant qu’on préfère le silence parfois. »
2e témoignage
« Et puis et surtout, il y a le manque de désir, manque du désir vibrant de vie, du désir d’honorer la vie dans toutes ses composantes.
Ce désir a été sauvagement réduit au silence par l’état de sidération dans lequel tombe la victime face à son agresseur.
Cette sidération est finalement un effondrement du désir. Et c’est sûrement le pire de tout. »
3e témoignage
« Étant en état d’épuisement professionnel assez fort, j’ai choisi de partir quelques jours en retraite dans un monastère.
J’ai profité de mon séjour pour y échanger avec un moine.
Pour la première fois, j’ouvrais ce pan dans un environnement religieux.
(…) J’essaie de me rassurer en disant que cela n’était finalement « que des attouchements », au regard de ce que d’autres ont pu subir.
Je n’arrive pas à être dans le pardon encore, tout autant que je n’arrive pas être en colère contre ce qui s’est déroulé. (…)
C’est la première fois que j’écris les choses, je commence aussi à le décrire en thérapie. De cela
choses, je commence aussi à le décrire en thérapie. De cela je crois qu’on n’en guérit
je crois qu’on n’en guérit jamais, apprendre à vivre avec en est donc le défi.
Enfin, j’ai souhaité témoigner car même si les faits les plus importants ont été commis par un membre de l’Église, c’est au sein de cette même Église que j’ai pu y trouver l’écoute qui m’a fait sortir de la honte. »
Extraits du livret Mémoriel 2025 de la CEF
