
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé »
L’évangile de ce dimanche nous montre la puissance de la prière et le pouvoir de la foi.
Pour comprendre la puissance de la prière, il faut d’abord comprendre ce qu’est la lèpre. Ce n’est pas seulement une maladie, c’est quelque chose qui engage la sociabilité et la pureté de la personne qui en est atteinte. C’est donc un mal qui signifie quelque chose de très profond. Pour le bibliste, elle est résolument la manifestation tenace du péché. Le lépreux c’est celui qui porte en son intériorité le germe du péché. Il lui est interdit de venir au temple, lieu de la sainteté. Cf. Lv 13, 47 et 14, 33
En suppliant Jésus de se montrer miséricordieux à leur égard, les dix lépreux montrent qu’ils croient en un Dieu unique, et en même temps, ils reconnaissent en Jésus le Messie « l’Envoyé de Dieu », Celui qui détient plus de pouvoir que les prêtres du temple, les seuls ayant l’autorité de déclarer si celui qui est atteint de lèpre est purifié ou ne l’est pas. Ainsi, en priant Jésus : « Jésus, maître, prends pitié de nous. », ils font une grande confession de foi en demandant à Jésus ce que seul Dieu est en mesure de donner à son peuple.
Mais parmi les dix, un seul se distingue, un seul est sauvé : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Il me semble que la fin de l’évangile nous montre que la foi ne repose pas seulement sur la récitation de prières ou encore sur l’adresse de demandes, elle suppose la relation, la rencontre avec Jésus, la reconnaissance que tout est don et tout est grâce. Et tout cela, un seul l’a montré dans sa démarche de foi, lorsqu’il est retourné trouver Jésus rempli de reconnaissance. Il rend gloire à Dieu à pleine voix. Son acte de foi lui a ouvert la porte d’une vie nouvelle.
Nous aussi, nous devons savoir dans la foi rendre grâce concrètement au Seigneur.
Père Richardson
