
Dimanche du Gaudete, de la joie !
Nous avons besoin les uns des autres. Notre foi grandit quand nous la partageons.
La Parole de Dieu de la messe de ce dimanche parle de la joie de cette communion entre nous et avec Dieu ! La joie, c’est de permettre à chacun dans l’Eglise de trouver une place reconnue et bienfaisante pour tous. La joie, c’est de comprendre que chacun est unique et important, et a quelque chose d’utile à exercer pour le bien de tous.
Voilà un secret de la joie à méditer : découvrir que personne ne vit pas pour soi-même. Vivre pour les autres. Être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre.
Un autre secret de la joie : savoir attendre, prendre patience, comme le cultivateur qui sait attendre les fruits précieux de la terre jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte.
Mais, nous, il nous arrive bien souvent d’être impatient. Cette histoire d’impatience, c’est l’histoire de nos vies, c’est l’histoire de Jean Baptiste que nous raconte l’Evangile de ce dimanche : il voudrait presser l’accomplissement des promesses du Seigneur. Il ne comprend pas la façon de faire du Seigneur, dont il trouve qu’il tarde à accomplir ses promesses.
Ce qu’il nous est donné de méditer en ce temps de l’Avent, c’est que ce qui a du prix dans notre vie, c’est ce que nous avons pris le temps d’attendre, de chercher. Soyons patient, ne brûlons pas les étapes.
Un théologien jésuite qui s’appelle Pierre Teilhard de Chardin, qui m’a beaucoup aidé à grandir, écrit : « Petit à petit, tes idées mûrissent, laisse-les croître, se former, sans précipitation. N’essaie pas de les « forcer », comme si tu pouvais être aujourd’hui tel que le temps te fera demain. Cet esprit nouveau, qui se dessine en toi petit à petit, Dieu seul pourrait dire quel il sera. Fais à Notre Seigneur le crédit de penser que sa main te mène bien, à travers l’obscurité et le « devenir », et accepte, par amour pour Lui, l’anxiété de te sentir en suspens, et comme inachevé. »
Belle marche de montée vers Noël !
Père Renaud
